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Mieux cibler l’allocation d’Aide au retour à l’Emploi (ARE)

Par Xavier de Yturbe,
le mercredi 22 mai 2019

A l’heure où l’exécutif demande aux partenaires sociaux des économies dans leur négociation sur l’indemnisation du chômage, il peut être utile de s’interroger sur les conséquences des modalités actuelles de calcul des durées maximales d’indemnisation. Actuellement celles-ci sont déterminées par l’âge et la durée de travail avant le chômage, ce qui correspond à une logique de droits acquis mais non à une logique d’employabilité, c’est-à-dire de capacité plus ou moins rapide à retrouver un emploi. Or c’est l’employabilité qui est déterminante pour retrouver un emploi.

En effet y a-t-il un sens par exemple à donner à un jeune ingénieur du numérique qui recherche un emploi dans une région dynamique où ses compétences sont recherchées, la même durée maximale d’indemnisation qu’à un adulte plus âgé aux compétences périmées et qui recherche dans une région sinistrée ? Ne risque-t-on pas d’inciter le jeune ingénieur à ne pas rechercher avec plus d’énergie que s’il avait une durée maximale d’indemnisation plus brève, ce qui serait aussi son avantage ? Et afin de ne pas être injuste ou de ne pas donner une pression inutile, ne pourrait-t-on pas donner à Pôle emploi la possibilité de rallonger éventuellement la durée d’indemnisation si à l’issue de celle-ci le chômeur n’a pas trouvé d’emploi mais qu’il a prouvé un travail efficace et énergique factuellement reconnu ?

La France dispose aujourd’hui d’un historique de statistiques suffisamment fin pour permettre d’affiner les durées maximales d’indemnisation en fonction de l’employabilité, cela au prix de quelques catégories supplémentaires. Et au pire des cas, Pôle Emploi pourrait avoir un pouvoir de modulation à la marge. En cas de désaccord entre le chômeur et Pôle Emploi, des procédures d’arbitrage pourraient être imaginées.

Certes cette piste entraînerait un surcoût pour Pôle emploi qui devrait alors avoir davantage de conseillers aidant les chômeurs. On pourrait cependant faire le pari que ce surcoût serait plus que remboursé par la diminution du nombre de jours de chômage indemnisés à la charge de la collectivité. Ce serait aussi et surtout, un avantage pour le chômeur et son pouvoir d’achat. Affiner sans aller dans la complexité inutile, c’est souvent optimiser, donc économiser. A tout le moins il est plus sain d’y réfléchir.

Xavier de Yturbe
Ancien DRH de restructurations, conseiller RH

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1 réactions :

  • 1. Par zelectron, le dimanche 26 mai 2019 (11:25)
    Il a voulu exercer la profession de chômeuret donc :

    il a commencé par s’inscrire à pôle emploi ! Auparavant il a pris des cours de comédie pour faire durer au maximum les indemnisations, puis sollicité l’assistance sociale et obtenu une aide supplémentaire, après il a (fait semblant de) récupéré un de ses enfants et obtenu l’allocation de parent isolé . . .
    Le Bon Coin est excellent pour ceux qui désirent vite trouver un emploi en dehors de l’administrativité ubuesque de P.E.

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