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Chômage et financement de start-up : synthèse de 10 ans de recherche de l’IRDEME

Par Jean-François Bauer,
le dimanche 15 janvier 2017

Les études de l’IRDEME [3] confirment que la libération des entreprises françaises doit être accompagnée d’un système fort d’incitation à l’investissement de l’épargne privée dans les nouvelles entreprises pour parvenir à une réduction progressive du chômage de masse.

Les études de notre Institut montrent (confirmation sur les graphiques en annexe) que :

- La France crée beaucoup d’entreprises mais à peine 5% d’entreprises « employeuses » (N°1) ;

- La France crée trois à six fois moins d’entreprises « employeuses » que l’Allemagne ou le Royaume-Uni (N°2) et ce déficit s’accroît ces dernières années ;

- En 30 ans la France a accumulé un retard de 5 à 7 millions d’emplois marchands (N°3) ;

- « Seules les entreprises nouvelles créent de l’emploi » : aux États-Unis comme au Royaume-Uni l’augmentation du nombre d’emplois marchands résulte de créations d’emplois par les nouvelles entreprises, supérieures en nombre aux destructions par les entreprises existantes (N°4) ;

- En France, en moyenne, les créations d’emplois marchands par les entreprises nouvelles excèdent de très peu les destructions par les entreprises existantes (N°5) ;

- La France compte moitié moins de jeunes entreprises de croissance (« gazelles ») que le Royaume-Uni ; elles créent quatre fois moins d’emplois - qui réduiraient les destructions dans le parc existant -(N°6) et les « gazelles » françaises sont trois fois moins financées à leurs débuts (N°7).

Il en résulte que les mesures indispensables pour rétablir la compétitivité des entreprises françaises (durée du travail, allègements de charges…) et la réforme du droit du travail ne suffiront pas à résorber le chômage de masse si on n’accélère pas en même temps le rythme de renouvellement de la population vieillissante des entreprises françaises.

Les exemples anglo-saxons montrent que seul le financement privé par des « business angels [4] » individuels contribue efficacement au financement de départ de start-up employeuses mais que ce financement risqué et peu rentable, nécessite une incitation fiscale significative.

Les études de l’Irdeme montrent aussi que les systèmes d’incitation EIS [5] britannique et Sub S américain qui ont démontré leur efficacité ont un coût initial peu supérieur aux systèmes français actuels et qu’ils engendrent rapidement de nouvelles recettes.

Jean-François Bauer
Président de l’IRDEME








[4Investisseur personne physique investissant entre 100.000 et un million d’euros dans une start-up à laquelle il apporte aussi son expertise et son réseau.

[5Enterprise Investment Scheme.

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