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Sciences Po n’aime pas la concurrence !

Par Gérard Dosogne,
le dimanche 29 avril 2018

Pourquoi les étudiants de Sciences Po participent-ils au blocage des universités, suite à la loi qui en réforme l’accès ? En réalité la raison en est fort simple...

Certains peuvent s’étonner du « blocage » des locaux de l’Institut d’études politiques de Paris par des étudiants réputés travailleurs, intelligents et privilégiés. Ils savent tous qu’une fois leur diplôme en poche, les plus hautes fonctions les attendent dans le privé comme dans le public.
Pour atteindre ce « Graal » la sélection fut impitoyable, avec seulement 10% des candidats admis en première année. Sélection pure et dure !
Alors pourquoi ce « blocage » ? Par pure bonté d’âme, pour permettre à tous ceux qui ne sont pas capables d’intégrer les grandes écoles de pouvoir produire un diplôme quelconque, dévalorisé (demonetized comme disent les anglo-saxons) et qui ne sanctionne pas des compétences mais est dû à une crainte des politiques de se mettre la jeunesse (de gauche, par construction) à dos…
Les étudiants de Sciences Po sont intelligents et très fiers de leur diplôme qui est, probablement, un peu survalorisé en France dans les domaines des sciences humaines… Faute de concurrence crédible.
Donc, que cherchent ces « anarchistes de pacotille », quel est leur vrai combat ? Quel est le mobile de ce mouvement ? Comme beaucoup de Français, garder leurs privilèges et écarter la compétition ! En effet si les universités deviennent plus sélectives, les diplômes universitaires seront revalorisés à un niveau équivalent à celui d’autres grandes universités européennes… et la concurrence pour les diplômés de Sciences Po sera plus rude. Ainsi, un diplômé des sciences humaines d’une université reconnue (économie, sociologie, sciences politiques, etc.) ou un diplômé en droit pourra, pour ses compétences, être préféré à un diplômé de Sciences Po, alors qu’aujourd’hui la route du diplômé Sciences Po est dégagée : les entreprises et les filières publiques pourraient en effet être plus… « sélectives ».
Alors « Bloquons, et laissons l’université dans la médiocrité. C’est bon pour nous ! »

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4 réactions :

  • 1. Par Jean-Xavier ROCHU, le lundi 30 avril 2018 (10:21)
    La moitié de la France se protège de la concurrence

    La moitié du produit national est la chasse gardée de gens protégés, sous statut. Comme le privé défend son marché et sait survivre en concurrence, on pourrait imaginer que les gens sous statut se battent pour défendre leur statut. Par exemple, les cheminots sous statut pourraient se battre pour perpétuer leur gagne-pain comme les salariés du privé. Mais dans leur apathie, ils sont passés de quelques 400 000 à 110 000. C’est normal : leur part de marché a été divisée par 6.
    La grève pour la SNCF est le moyen de perpétuer le privilège de certains en ne remplaçant pas les départs en retraite et en tordant les bras des candidats aux élections politiques disposants de financements publics.
    Mais ces pourvoyeurs de subventions ne sont intéressés que par l’effet d’annonce d’un TGV ou d’un tramway. Les coûts récurrents d’exploitation ne les motivent absolument et encore moins leurs successeurs qui ont pu se faire valoir en finançant un hôpital ...
    Oui la concurrence effraye les serviteurs de l’Etat et autres protégés publics parce que le contribuable se laisse tondre la laine sur le dos.

  • 2. Par Jean-Xavier ROCHU, le lundi 30 avril 2018 (10:27)
    La moitié de la France se protège de la concurrence

    La moitié du produit national est la chasse gardée de gens protégés, sous statut. Comme le privé défend son marché et sait survivre en concurrence, on pourrait imaginer que les gens sous statut se battent pour défendre leur statut. Par exemple, les cheminots sous statut pourraient se battre pour perpétuer leur gagne-pain comme les salariés du privé. Mais dans leur apathie, ils sont passés de quelques 400 000 à 110 000. C’est normal : leur part de marché a été divisée par 6.
    La grève pour la SNCF est le moyen de perpétuer le privilège de certains en ne remplaçant pas les départs en retraite et en tordant les bras des candidats aux élections politiques disposants de financements publics.
    Mais ces pourvoyeurs de subventions ne sont intéressés que par l’effet d’annonce d’un TGV ou d’un tramway. Les coûts récurrents d’exploitation ne les motivent absolument et encore moins leurs successeurs qui ont pu se faire valoir en finançant un hôpital ...
    Oui la concurrence effraye les serviteurs de l’Etat et autres protégés publics parce que le contribuable se laisse tondre la laine sur le dos.

  • 3. Par Hervé Gourio, le lundi 30 avril 2018 (10:59)
    ADN de Sciences Po

    Excellente observation ! Mais c’est un retour en sources. L’Ecole libre des Sciences Politiques fut fondée après la défaite de 1870 pour fournir aux descendants des familles bourgeoises une formation à part des universités organisées récemment sur le modèle allemand. Le refus de la concurrence est dans son ADN , cette expression est pour une fois bien adaptée. Il est piquant de voir que les efforts récents du triumvirat DCP pour faire de Sciences Po un établissement reconnu internationalement butent toujours sur ce péché originel.

  • 4. Par Eschyle 49, le mercredi 23 mai 2018 (22:24)
    Sciences-Pô et l’ENA , c’est fini ; voici pourquoi .

    Sciences-Pô et l’ENA , c’est fini ; voici pourquoi : www.issep.fr !
    A 28 ans , Marion MARÉCHAL vient de dynamiter Science Pô et l’ENA , fallait l’faire !

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