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Puissance économique mondiale : la descente vertigineuse de la France

Par Yves Buchsenschutz,
le mercredi 21 novembre 2018

Au début du XVIIIème siècle, sous Louis XIV, la France est la première puissance économique mondiale. Elle restera en compétition longtemps avec la Grande-Bretagne pour cette place avant que les Etats-Unis n’émergent comme leader incontesté au XXème siècle. Il faut bien voir l’importance de ces places qui ont entraîné, peu ou prou, le bien-être et la richesse des habitants de ces pays. Depuis les années 60, par contre, par des comportements nationaux inadaptés et la fuite devant les nécessités d’adaptation, la France a quasi systématiquement reculé dans ce classement, alors même que la croissance de sa population a été souvent bien supérieure à celle de ses principaux challengers.

Une courte vidéo montre cette évolution sur les 57 dernières années :
« The Dynamic Graph Shows Top 10 Countries with the Most GDP from 1960 to 2017 »
GDP (en Billions de US $) = GROS DOMESTIC PRODUCT = PIB

En 1961, les USA sont premiers, la Grande-Bretagne seconde et la France troisième…
En 1963, la France est la deuxième puissance économique mondiale et passe devant la Grande-Bretagne ;
En 1967, la France repasse troisième car le Japon s’intercale entre elle et les USA ;
En 1971, la France passe quatrième car l’Allemagne prend la deuxième place devant le Japon ;
En 1972, le Japon repasse devant l’Allemagne, la France reste quatrième ;
Entre 1985 et 1995, l’Italie rentre dans le club des cinq en passant devant la Grande-Bretagne avec qui elle échange son classement plusieurs fois, la France résiste ;
En 1997, la Grande-Bretagne, non seulement repasse devant l’Italie mais également devant la France qui devient cinquième ;
En 2005, la Chine double pour la première fois la France qui devient sixième ;
En 2009, la France redevient pour un moment cinquième en repassant devant la Grande-Bretagne ;
En 2014, la France repasse sixième derrière cette même Grande-Bretagne ;
En 2017, la France descend à la septième place, derrière l’Inde ; la Chine a pris la deuxième place, mais le Japon et l’Allemagne sont toujours troisième et quatrième.

Cette descente continue, que l’on retrouve malheureusement dans nombre d’autres domaines comme la santé ou l’éducation, domaines dans lesquels le volume de peuplement n’a pas d’influence, devrait donner à réfléchir sur notre manière de mener les affaires de notre pays. Il peut être intéressant d’avoir un modèle original, encore faut-il vérifier qu’il fonctionne. En 55 ans, la France est passée dans le classement de l’économie mondiale, de la deuxième à la septième place, et il n’y a pas besoin d’être grand clerc pour comprendre que le niveau de vie moyen de sa population et son influence dans les affaires du monde suivront le même chemin ou au moins une route parallèle.

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4 réactions :

  • 1. Par zelectron, le mercredi 21 novembre 2018 (20:10)
    ou plutôt :

    la descente aux enfers de la France . . .

  • 2. Par Sarah LENTY, le mercredi 21 novembre 2018 (21:42)
    Inexorable descente

    Il y a deux raisons principales :
    1/ La montée en puissance de l’ENA
    2/ Les écoles de journalistes qui ne sélectionnent et forment que des gens orientés à gauche.

    Une dernière raison, majeure : la prise de pouvoir des soixante-huitards pétris de slogans minables et démagos.

  • 3. Par Eschyle 49, le mercredi 21 novembre 2018 (21:54)
    Voici l’explication .

  • 4. Par Sarah LENTY, le mercredi 21 novembre 2018 (22:05)
    Descente inexorable

    Il y avait deux slogans force en mai 68 :
    Croissance zéro et objection de conscience. On ne touche plus à rien en économie et on touche encore moins aux armes.

    Giscard, dans un trait de génie, avait déclaré : "Je suis un objecteur de croissance".

    De là, les ennuis ont commencé.
    Ils se sont accentués avec Mitterrand.
    Chirac a été un roi fainéant.
    Sarko, beaucoup de gesticulations pour pas grand chose, bien qu’a sa décharge, il est arrivé au moment du crack de 2008.
    Le président suivant fut "Normal 1er" (comme si cette fonction ne devait, pouvait, être que normale !).
    Actuellement, on a un président plus proche des voyous que des fumeurs de clopes roulant au diesel (les sans-dents du quinquennat précédent).

    On peut reconnaitre aux soixante-huitards une capacité extraordinaire à élire des chèvres. Chèvres, comme par hasard, énarques pour la plupart !

    Les soixante-huitards ont hérité des Trente Glorieuses et, maintenant qu’il viennent de quitter le monde "actif", lèguent les Trente Piteuses.

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