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Charlie Hebdo, Macron et Islamisme : AGIR ENFIN

Par Yves Buchsenschutz,
le lundi 23 novembre 2020

Il y a cinq ans a eu lieu l’attentat de CHARLIE HEBDO. Comme tout le monde j’ai défilé en expliquant que j’étais Charlie, ce qui pour moi en tout cas signifiait que ce genre d’attentat ne nous ébranlerait pas et que nous continuerions à vivre comme avant dans notre droit et dans notre respect de la liberté d’expression. En particulier nous n’arrivions pas à comprendre pourquoi des gens s’arrogeaient le droit d’en tuer d’autres parce qu’ils ne pensaient pas de la même manière.
Il y eut ensuite de nombreux autres attentats un peu partout dans le monde et à chaque fois la réaction des populations, digne et noble, fut d’affirmer que nous resterions droits dans nos bottes et que nous maîtriserions ce genre d’attaque. La bave des crapauds n’atteint pas les blanches colombes.

Cinq ans plus tard, en plein procès de Charlie hebdo, bis repetita. Un obscur pakistanais se prend tout à coup pour le vengeur éternel et recommence à tenter de trucider des gens sur un thème aussi simpliste que « on n’a pas le droit de dessiner Allah, encore moins de le caricaturer ».
Entre-temps il y a eu 457 attaques terroristes en France. Pendant le cette même période, les zones de non-droit se développent dans notre pays, les ambulances et les pompiers ne peuvent plus y accéder. Les boutiques et les supermarchés sont pillés et rackettés. Non seulement il se forme des ghettos, car en général, qui se ressemble s’assemble, mais on en reproche en plus la création à des autochtones qui n’en peuvent mais. Certes on peut bien comprendre le désarroi d’une population qui a pour avenir des petits boulots mal payés en CDD, ou bien la drogue et les trafics menant au banditisme, et il n’est pas très étonnant que certains choisissent la deuxième solution. Il faut tout de même remarquer que dans cette opération chacun est tour à tour acteur et victime. Si l’on dégrade l’habitat, si l’on rackette, si l’on brûle les voitures ou organise des rodéos, la partie de la population recherchant le calme, s’en va et il ne reste plus qu’une zone de non-droit et de non-citoyens qui va souffrir en cercle fermé.
Il serait peut-être temps de comprendre que la réponse « je suis Charlie » est en définitive une incantation qui ne débouche sur aucune solution. Sous prétexte de montrer notre force d’âme, nous avons ignoré et laissé sans solution un problème qui ne fait que croître et embellir au point que c’est maintenant le Président de la République en personne qui doit s’en occuper.
Il a fait un discours, lequel a immédiatement déclenché un tir de barrage des bonnes âmes antiracistes, pro-immigration et tout ce que l’on veut, ce qui fait qu’avec un peu de malchance une fois de plus, au mieux on légiférera, au pire on ne fera rien.

À ce propos il est intéressant d’observer les États-Unis : en fait la montée progressive de l’immigration en nombre absolu et relatif par rapport aux Américains d’origine « européenne », fait que les nouveaux arrivants seront bientôt majoritaires. Selon les lois en vigueur, établies par les premiers arrivants, ils auront désormais la possibilité et le droit de modifier les règles du jeu social dans ce pays, lesquels leur ont permis en définitive de s’installer et de profiter d’un système élaboré par d’autres. Il peut tout de même paraître normal que les Américains « de souche » soient un peu inquiets sur l’avenir des systèmes, surtout si l’on observe comment fonctionne par exemple le Mexique ou le Honduras. C’est tout l’enjeu des républicains actuellement, accrochés à conserver les règles du jeu originelles du pays, en particulier via la nomination d’un nouveau juge « réactionnaire » à la cour suprême des États-Unis. C’est à peu près la seule institution capable de bloquer l’évolution des règles du jeu. C’est en fait « la » chance de M. TRUMP qui est considéré là-bas comme le seul capable de défendre un pays construit sur la liberté individuelle et non sur l’égalitarisme et l’assistance ; l’histoire emploie parfois des détours curieux : à force de vouloir être ouverts et bienveillants, les démocrates étaient en train de mettre en péril la démocratie représentative dans leur pays.

Revenons à la France. Contre l’islamisme, que faire ?

Le premier point à bien comprendre, c’est qu’il n’y a pas de négociation possible entre la France et l’islam radical ou intégriste.
L’islam est protéiforme. Pas de pape, pas de hiérarchie, pas d’organisation ou plutôt de multiples organisations. On ne peut pas discuter avec une pieuvre. (voir article YB L’Islam de France n’aura pas lieu ; 14 Novembre 2018 EPLF).
Cela a été mille fois dit et redit, il n’y a pas de séparation entre la religion et la loi dans la charia, laquelle est de plus incréée (donc non modifiable pour des intégristes). (voir les multiples articles de Claude Sicard : par exemple, la Lettre à Mme Bachelot en octobre ou sur l’assimilation des populations étrangères en 2017)
L’islam intégriste se veut non seulement prosélyte mais conquérant.
L’Islam considère qu’il a une revanche à prendre. De son point de vue, les religions qui ont amené à la démocratie sont fausses, tout simplement. L’islam avait conquis le tour de la Méditerranée, il l’a perdu, il souhaite le reprendre.
Qu’on le veuille ou non la démocratie représentative est issue quelque part du christianisme et du monde judéo-grec. Elle a donc organisé ses « pays » selon ses croyances. L’islam a une autre histoire, celle de tribus vivant dans un environnement géographique très différent et a créé d’autres règles. Par malchance il y a beaucoup de contradictions entre les règles du christianisme et ou de la démocratie, et celles issues de l’islam. Chacun bien entendu défendra les siennes mais on peut considérer comme légitime que celles qui s’appliqueront en gros en Europe, soient celles des Européens et non celles des tribus du Maghreb, comme les pays à majorité musulmane d’ailleurs, calquent le plus souvent leurs lois sur la charia.
Jusqu’à maintenant nous avons beaucoup parlé et légiféré mais pas fait grand-chose, ou fait des choses qui ont avorté. (A ce propos les pays qui se moquent de la France et de sa laïcité feraient bien de regarder leur poutre avant de regarder notre paille, car ils sont dans la même galère que nous : les attentats et les émeutes dues à des coexistences devenues impossibles de populations vivant sous des règles différentes, sont devenues universelles).
Devant la montée inexorable de l’Islam en France (ne serait-ce que démographique), il faut maintenant agir et agir réellement et fermement : (nous sommes de grands spécialistes de lois sans décrets ou détournées ou inappliquées).

Dix pistes à creuser :

1. stopper la montée du risque démographique c’est-à-dire arrêter l’afflux par tous les moyens de nouveaux immigrés : limiter strictement l’accueil aux réfugiés politiques réels, supprimer le regroupement familial, expulser les illégaux. Exiger de tous les étrangers de signer une charte d’adhésion à loi française ;
2. Supprimer les reconnaissances-légalisations a posteriori, quelle qu’en soit la forme ;
3. Refuser la reprise de citoyens « français » radicalisés. Chacun doit assumer ses responsabilités, en particulier ceux qui ont agi en radicalisés manifestes ;
4. Limiter les prises en charge sociales multiples qui font de la France le pays le mieux disant d’Europe, ne serait-ce qu’avec l’AME, donc souvent le plus attractif ;
Au total fermer la porte et le faire savoir et ne l’entrouvrir que parcimonieusement.
5. Ne pas chercher à négocier mais créer et imposer une charte du citoyen français à signer ou à refuser chaque fois qu’un individu prétendra refuser ou relativiser les lois de la république, et ceci sous peine d’expulsion. Ce que la république admet et ce qu’elle n’admet pas (maîtriser la langue française, égalité homme-femme, mariage, monogamie, héritage, etc.) Probablement à généraliser à tous les Français pour devenir électeurs par exemple. (Des pays musulmans type Arabie Saoudite font signer ce genre de document impliquant le respect de la loi locale : ils ont beaucoup moins de problèmes de coexistence. Chacun sait à quoi s’en tenir) ;
6. Établir une ou des sanctions appliquées et perçues probablement à trois niveaux : le bracelet, l’enfermement, l’expulsion. Refus de réintégrer les criminels avérés français (Syrie, Irak) ;

En fait créer un cadre clair, applicable et appliqué, qui établisse des règles du jeu non négociables et possiblement dissuasives.

7. jouer la carte de l’assimilation et pour ce faire, dénoncer les positions contradictoires de l’Europe, casser les liens avec les pays d’origine, imposer la langue comme condition sine qua non, reconstruire une école républicaine à la Jules Ferry. Commencer l’assimilation très tôt en remontant des enfants vers les parents. Possiblement conditionner le droit de vote à la signature d’une charte de la laïcité et au casier judiciaire par exemple… Aménager la ou les législations si nécessaire ;
8. Lutter contre les possibilités d’évasion des règles : drogue et banditisme ;
9. Reprendre le contrôle des cités façon New York ;
10. construire des avenirs corrects et cohérents pour les membres de ces communautés : repenser l’école par un renfort de personnel et de moyens et lutter contre le chômage. Construire des chances de réussite et d’évolution pour des populations qui ont eu moins de chance au départ. Les exemples ne manquent pas.

Favoriser l’intégration sinon l’assimilation et offrir aux aspirants un vrai chemin de réussite s’ils respectent les règles de leur nouvelle patrie. Celle-ci n’a pas à avoir plus honte de son histoire que les autres, car elle est et restera ce qu’elle est, et a plutôt, au milieu de beaucoup de tourments et d’injustices, quelques très belles pages à proposer. [1]

Il est urgent de s’y mettre, il y a le feu à la maison.

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[1La France « colonise » l’Algérie en 1830 car, entre autres, ce pays est le pire repaire de pirates de la Méditerranée. Elle a fait de cette terre, colonisée il est vrai, une terre relativement prospère et équipée au moins pour son époque. Elle la quitte en 1962 car les Algériens, c’est leur choix, souhaitent leur indépendance. Je refuse catégoriquement d’endosser la moindre responsabilité dans ce que les Algériens en ont fait ou plutôt n’en ont pas fait depuis, en 60 ans de croissance mondiale !

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