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Une relance boomerang

Par Alain Mathieu,
le dimanche 18 octobre 2020

Au sujet du virus, du climat et de l’économie, le catastrophisme a saisi nos dirigeants : « le virus est là jusqu’à fin juin 2021 » ; l’« urgence climatique » est là ; « l’économie mondiale va subir sa pire récession depuis 100 ans ».
Le catastrophisme engendre des déclarations et décisions mal réfléchies.
« Quoi qu’il en coûte » va coûter très cher au pays. Appliquant ce précepte, Edouard Philippe déclarait le 28 avril : « le dispositif d’activité partielle est un des plus généreux d’Europe ».

D’après Eric Woerth son coût pour les finances publiques sera en 2020 « entre 30 et 40 Mds ». Or le chômage partiel allemand, très proche du français pour les salariés, ne coûtera rien à l’Etat allemand. Car les entreprises allemandes paient à leurs salariés en chômage partiel les heures de travail effectuées. Un complément de 30 à 33% du salaire leur est versé par l’assurance-chômage, qui est bénéficiaire depuis des années et a des réserves importantes. En France seuls des fonds publics assurent au salarié 84 % de son salaire net.

De même les « prêts garantis par l’Etat » (à fin août, 115 Mds en France) seront plus coûteux pour l’Etat. Les Allemands les réservent aux seules entreprises bénéficiaires en 2019. Ils en ont donc accordé trois fois moins que les Français. Leur durée est plus longue en Allemagne. Le risque de non-remboursement y est donc moins grand. L’Etat allemand privilégie les PME, alors que l’Etat français accorde ces prêts à de grandes entreprises, comme Air France, qui ne pourront pas les rembourser.

... Un article publié sur Contrepoints

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