Entrepreneurs pour la France

Des chefs d’entreprise au service de l’emploi

Accueil > Libres propos > Sur le Web et les médias

François Bayrou : un Commissaire au Plan en apesanteur ?

Par Claude Sicard,
le jeudi 21 janvier 2021

François Bayrou a été nommé le 2 septembre dernier, en Conseil des ministres, « Haut Commissaire au Plan », mais ce nouvel organisme dont il prend la tête ne fonctionnera pas du tout comme le précédent Commissariat Général au Plan qu’avait créé, en 1946, le général de Gaulle avec Jean Monet. François Bayrou, dans une interview accordée au journal La Croix a pris le soin de préciser ce dont il s’agit : « une mission », a t il dit « d’influence, et pas de pouvoir ». On constate , curieusement, que la structure « France Stratégie » n’est pas dissoute. France Stratégie, qui est rattachée à Matignon, est l’ organisme qui a succédé à l’ancien Commissariat Général au Plan de la rue de Martignac, avec, pour mission, non plus de faire de la planification, car l’époque a changée, mais seulement de la prospective.

Article paru sur Contrepoints, le 8 Janvier 2021

On ne peut donc que s’interroger : ce nouveau Commissariat au Plan créé pour François Bayrou ne va-t-il pas faire double emploi avec France Stratégie ? Ou, autre interrogation : pourquoi ne pas avoir nommé tout simplement François Bayrou à la tête de France Stratégie ?.Certains parlent d’un « hochet » confié à François Bayrou, d’autres, plus caustiques, au Sénat, ont tout de suite ironisé demandant en coulisse : « François Bayrou ne veut- il pas être vice-Président, non plus ? ».

François Bayrou est un centriste qui a déjà une très longue carrière politique : il a créé son propre parti, le Modem, et il a été par trois fois candidat malheureux à la présidence de la république. Dans la dernière élection présidentielle il a fait alliance avec le candidat Emmanuel Macron, qui a accepté bien volontiers ce ralliement. Une « alliance de projets » avait tenu, toutefois, à préciser, François Bayrou, repoussant chaque fois avec dédain le terme de « ralliement » lorsque des journalistes l’interviewaient. Le voilà donc, à présent, en charge de la mission consistant à éclairer les grands choix du gouvernement. On sait qu’il est homme à ne pas mettre sa fierté dans sa poche. Lorsqu’il fut, pour une courte période, Garde des Sceaux, nommé à c e poste prestigieux par notre jeune Président en récompense pour son ralliement, il avait passé un coup de fil tout à fait déplacé au directeur de Radio-France, et il se l’était fait vivement reprocher par le premier ministre : il lui avait répondu : « Chaque fois qu’il y aura quelque chose à dire à des responsables, qu’ils soient politiques ou journalistiques, je le dirai ».

Lire la suite sur Contrepoints ...

- Suivez EPLF sur Twitter -
notre revue de presse quotidienne

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message