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Le fabuleux destin des politiques

Par Yves Buchsenschutz,
le jeudi 5 mars 2020

Parmi les curiosités du moment il est intéressant de remarquer comment des personnalités, et en particulier des personnages politiques, réagissent aux attaques dont ils sont l’objet. De ce que l’on peut savoir, la politique est un endroit où, non seulement les rivalités sont exacerbées, mais où l’on tue l’adversaire.

Ainsi Monsieur Griveaux a disparu du paysage pour une vidéo prétendument compromettante (comme on ne l’a pas vue, on ne peut pas juger sur pièce) mais on voit assez mal ce que cela pouvait avoir d’extraordinaire, à part la personne en question, compte tenu de la remise en cause générale à laquelle nous avons assisté depuis une quinzaine d’années sur la morale disons, traditionnelle. Il a choisi de se retirer. Dans la même veine, le candidat Fillon dont le procès démarre cette semaine, a lui aussi, baissé pavillon, et donné une nouvelle orientation à sa carrière.

« En même temps », Monsieur Balkany, pourtant condamné à une amende respectable et à 5 ans de prison ferme, a quitté cette dernière dans un véhicule officiel de la Mairie de Levallois où il a été accueilli avec champagne, petits-fours, et applaudissements, ce qui n’est pas tout à fait le même traitement. Les médias d’ailleurs, qui ne manquaient pas de couvrir d’opprobre Messieurs Griveaux et Fillon, présentaient cette réception comme, non seulement naturelle, mais même comme une joyeuse kermesse. Monsieur Fillon a été mis en examen en 24 ou 48 heures, Monsieur Balkany en plusieurs années. Madame Le Pen s’est vu reprocher, dès avant les dernières présidentielles, son utilisation pour le moins opportune des assistants parlementaires européens et autres peccadilles : on attend toujours un quelconque jugement, voire une condamnation. Quant à M. le Président Macron, plus personne n’évoque sa fortune soi-disant évaporée. Monsieur Trump est dans le même cas.

Il est curieux de constater que pour finir, la peine semble moins dépendre de la faute que de la manière dont les accusés la vivent et se défendent. Devant l’accusation, largement étayée tout de même, certains l’écartent tout simplement (au rugby on parlerait de raffutage) et continuent tout bonnement leur petit bonhomme de chemin, d’autres accusent le coup et se retirent du jeu.

La morale n’y trouve pas vraiment son compte puisque quelque part le jugement et la condamnation affectent d’abord ceux à qui il reste un peu de morale et épargnent les fanfarons incapables même de reconnaître ou de se repentir.

« selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir » Jean de La Fontaine. (Les animaux malades de la peste.) Il semblerait qu’en matière de puissance, les médias et l’opinion publique aient pris le pouvoir et que le culot paye.

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