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5G : ni pour, ni contre, bien au contraire !
Appel à contribution

Par Jacques Benilan, Bernard Biedermann,
le vendredi 9 octobre 2020

La 5G se présente comme une importante amélioration de la 4G mais la technologie d’onde et le principe de transmission sont les mêmes dans les deux. Grâce à un traitement mathématique la 5G permet de transmettre à un débit moyen de 100 Mégabits avec des pointes à plusieurs Gigabits, c’est-à-dire jusqu’à 100 fois plus rapide que la 4G avec une haute fiabilité et moins de latence.
Dans un premier temps, dans une zone où la 5G est installée, un smartphone commencera par se connecter en 4G, mais passera automatiquement en 5G, sauf opposition de l’utilisateur.

En utilisant la 5G, un grand nombre d’applications y gagneront en productivité : Automatisation industrielle, télémédecine, véhicules autonomes, villes intelligentes, objets connectés, vie quotidienne et, bien sûr, jeux interactifs.
Pour les économistes, la 5G est un accélérateur de la mutation numérique de notre système économique car un grand nombre de secteurs d’activité vont bénéficier de gains de productivité re-structurants.
Pour ne pas pénaliser les utilisateurs de la 4G, le déploiement se fera par l’utilisation de nouvelles gammes de fréquences (de 3.3 GHz jusqu’à 26 GHz dans le futur), ce qui doit se traduire par de nouvelles antennes à installer, en majorité sur les mâts actuels.

En France, comme dans beaucoup d’autre pays, les autorités se sont déjà prononcées pour le déploiement de la 5G ce qui a déclenché des critiques d’ordres sanitaire, écologique, économique et opérationnel.
On constate des mouvements de contestation d’associations, de scientifiques et d’écologistes qui s’opposent à la 5G en invoquant, des effets possibles sur la santé et sur l’environnement et l’absence de démocratie avant déploiement.
Citons l’association PRIARTEM et Agir pour l’environnement qui ont déposé en janvier 2020 un recours devant le Conseil d’Etat.

Les réseaux mobiles (4G et 5G) sont accusés de provoquer des cancers (selon l’OMS, plus de 30 minutes par jour près du téléphone augmente de 40% le risque de tumeur cérébrale) et de l’hypersensibilité (perte de mémoire, troubles de la concentration, maux de tête, picotements sur la peau, cervicalgie, lombalgies). L’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) n’exclut pas des risques à ces fréquences mais reconnait qu’elle « manque de données scientifiques sur les effets biologiques et sanitaires potentiels » tout en précisant qu’elle « ne voit pas en quoi des signaux de la 5G seraient fondamentalement différents et plus dangereux que ceux de la 4G ». En réalité, le risque essentiel que voient les opposants est le fait que les fréquences plus élevées que pour la 4G seront dangereusement voisines de celles propres à nos cellules vivantes et risqueraient en conséquence de développer des cancers…

Pour L’OMS, on retrouve le même positionnement. Les ondes électromagnétiques sont classées dans la catégorie des cancérogènes « possibles » pour l’homme tout en reconnaissant que « la recherche n’a pas pu fournir de données étayant une relation de cause à effet ». Et pourtant les ondes électromagnétiques sont aussi de plus en plus connues et appréciées pour soigner et guérir de nombreuses maladies humaines !

Ces quelques lignes incitent à penser qu’une démarche de recherche scientifique n’est pas simple dans un contexte de débats d’arguments tous azimuts. Par exemple, tout le monde n’a pas la même sensibilité, c’est comme pour la cigarette ! et si les ondes radio n’avaient aucun effet, alors le four à micro-ondes n’existerait pas... Avec les ondes on peut soigner ou tuer ! Juridiquement, les assureurs auraient depuis 2003 fait préciser dans les contrats qu’ils se désengagent des dommages de toute nature liés aux ondes électromagnétiques vis-à-vis des opérateurs de téléphonie mobile.

Par ailleurs, certains écologistes s’opposent à la 5G pour deux raisons. C’est une technologie qui va consommer plus d’énergie que la 4G et d’autre part elle contribue à l’idéologie de la croissance économique qui, grâce à la 5G va s’accompagner de plus de consommation et donc plus de pollution.

Plus généralement, il semble que le débat sur la 5G suscite dans l’opinion publique plus de méfiance et de scepticisme que d’engouement. Comme on l’a vu récemment, certaines communes ont décidé de suspendre le déploiement des antennes. On peut alors suggérer de ne pas clore le débat trop rapidement. L’idéal serait de disposer d’études vraiment scientifiques qui ne seraient produites ni par des lobbys ni par des idéologues ; on peut rêver !

Appel à contributions

Ces quelques informations sur la 5G ne sont certainement pas suffisantes pour se faire une opinion bien fondée.
Alors, nous vous invitons à nous communiquer, opinions, articles, études, et textes de tous ordres qui permettront de regrouper ici les éléments du débat.
Avec tous nos remerciements.
Jacques Bénilan
Bernard Biedermann

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notre revue de presse quotidienne

5 réactions :

  • 1. Par Pierrette François-Morin, le vendredi 9 octobre 2020 (10:19)
    Remarque sur l’accueil des pylônes 5G par les populations rurales.

    Nous assistons depuis quelques années à la lutte des habitants de petits villages en Provence contre l’installation des pylônes pour l’installation de la 5G.
    Leur argument est presque toujours que ces installations dénaturent les paysages. Pas de concertation préalable quant aux décisions portant sur le choix de ces emplacements. Les habitants les découvrent quand les pylônes sont déjà installés et ceci déclenche leur fureur.
    Un parc régional est censé défendre l’aspect esthétique, mais ne le fait pas. Les municipalités semblent n’avoir qu’un poids minimum.
    Les entreprises ont agi comme l’état quand il décide d’augmentation d’impôts : comme si elles jouissaient d’un pouvoir absolu !

  • 2. Par zelectron, le vendredi 9 octobre 2020 (11:42)
    Les choses doivent êtes faites dans l’ordre

     terminer d’abord les déploiements de l’ADSL, de la 4G et de la fibre (cette dernière étant sans commune mesure plus performante que la 5 G dans des conditions technologiques non sabotées par un gouvernement d’incapables) et puis la 5G pour faire mumuse/joujou pour les bobos indépendamment des applications plus que sérieuses télé-médecine et chirurgie robotiques, usinages à distance, mais aussi hélas tripatouillages bancaires ultra-rapides (ni vu ni connu), idem assurances, boursicoteurs de tous poils, et autres . . .

  • 3. Par zelectron, le vendredi 9 octobre 2020 (11:55)
    petit détail

    la fibre ne présente strictement aucun danger, illusoire ou pas, pour la santé humaine ! elle n’est pas perturbée par les conditions climatiques habituelles neige, orages, ou encore dans un autre ordre d’idées émissions pirates, sabotages divers et variés
     un défaut cependant : elle coûte (un peu) plus cher (en théorie) à installer que la 5G, mais que de performances !
     remarque : FT-Orange s’est acharné ces dernières années à installer de la fibre (non connectée) sur des tronçons tels qu’ils obligent les autres opérateurs à en passer par eux, ce qui est un scandale en soi et montre une volonté de nuire proprement inacceptable.

  • 4. Par cachier, le vendredi 9 octobre 2020 (12:06)
    5G

    Les études sur le cerveau ont commencé dès 1995 dans le monde entier, j ai moi même eu connaissance de l étude francaise comobio en 1997 avec Alcatel les hôpitaux etc...
    Plus de 20 ans plus tard on dit qu il faut faire des études....
    On n a jamais rien trouvé.
    Il y a depuis plus de 20 ans des milliards de personnes dans le monde qui téléphonent si il y avait le moindre effet ça se saurait.
    Ah le principe de précaution...!

  • 5. Par DELTOMBE, le jeudi 15 octobre 2020 (11:02)
    Commençons par couvrir en téléphonie mobile de première génération tout le territoire !

    Commençons par couvrir en téléphonie mobile de première génération tout le territoire !
    Actuellement , sur la moitié du territoire métropolitain , on en est encore à : " Radiocom 2000 , ne quittez pas , nous recherchons votre correspondant ... Votre correspondant ne peut être joint , veuillez rappeler ultérieurement ! "

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