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5G : Quelques précisions sur les performances

Par Gérard Dosogne,
le jeudi 15 octobre 2020

Si la France veut rester dans la course mondiale, il faut déployer au plus vite et sur tout le territoire la 5G.
Suite à notre Appel à contribution, quelques informations complémentaires.

1/ Contrairement aux générations antérieures, la technologie « beam forming » de la 5G, concentre le faisceau sur l’utilisateur au lieu d’arroser toute la zone couverte. Il en résulte une capacité disponible par utilisateur bien plus importante ainsi qu’une multiplication du nombre d’utilisateurs par cellules, et une consommation d’énergie par zone couverte plus faible. La 5G permet aussi d’absorber un fort trafic.

2/ La latence de la 5G est de 1 millième de seconde (entre 10 et 20 pour la 4G). Ce qui permet de nombreuses applications industrielles, comme la voiture autonome, la santé (opérations à distance) ou l’internet des objets (IoT), par exemple dans la sécurité.

3/ Les fréquences : 700 MHz, 3,4-3,8 GHz, 26 GHz. Déploiement initial en Europe : dans la bande 3,4-3,6 GHz, ensuite la 700 MHz (soit 0,7 GHz) et enfin la haute fréquence de 26 GHz dans plusieurs années. La bande 700 MHz permet une couverture large et plus résistante (permet de pénétrer facilement à l’intérieur des bâtiments et n’est pas sujette au rain fading (pluie). Notons que c’était la fréquence utilisée par la télévision hertzienne, qui a été libérée pour la 5G. T mobile (USA) l’utilise pour couvrir tous les USA avec la 5G. La bande 3,4-3,6 GHz est choisie pour démarrer en Europe. C’est une bande proche de la 4G (jusqu’à 2,8 GHz) et ne pose pas de problème sanitaire non plus. Quant à la bande de haute fréquence de 26 GHz, elle appartient à la classe Ka (utilisée aujourd’hui pour l’internet par satellite (26,5 à 40 GHz) et pour l’instant ne fait pas l’objet de crainte sanitaire. Pour la 5G, ce n’est pas une bande idéale : sujette à la pluie (rain fading), avec une couverture très restreinte et ne sera utilisée que pour des applications spécifiques, probablement de l’IoT. (Pas les smartphones !)

4/ Sécurité et risque d’espionnage. Le réseau 5G est capable de s’adapter selon les zones et usages précis, ce qui implique les équipements dits « cœur de réseau » multiples permettant des intrusions et les logiciels espions. Par la multiplication des points d’entrée dans les réseaux. Huawei est très performant, mais a été fondé par un ancien officier de l’Armée Populaire de Chine, et est obligé par la loi de coopérer avec les services de renseignements chinois. D’où la crainte d’attaques informatiques et d’espionnage pour le compte de Pékin… D’où bien sûr une réticence évidente à voir ces équipements installés près de lieux sensibles (armée, sites nucléaires, industries sensibles…) et plus généralement, la crainte d’attaques informatiques en cas de conflit.

Si la France veut rester dans la course mondiale, il faut déployer au plus vite et sur tout le territoire la 5G.
Les municipalités de Lille et de Grenoble ont décidé de plonger dans le moyen âge numérique… les conséquences pour l’activité économique dans ces deux régions risquent d’être dramatiques !

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1 réactions :

  • 1. Par cachier, le jeudi 15 octobre 2020 (12:46)
    5g principe de precaution ??

    Depuis plus de 20 ans des milliards de personnes sur notre planète utilisent quotidiennement leur téléphone portable sans danger.
    Quant aux nouvelles fréquences ce sont effectivement soit des fréquence de télé hertzienne soit des fréquences plus élevées qui pénètrent moins profondément dans le corps et sont moins dangereuses.
    Quelle hystérie collective !!

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