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L’imposture du Service Public gratuit

Par Gérard Dosogne,
le dimanche 2 décembre 2018

On s’en gargarise ! La France a les meilleurs services du monde (ceci étant affirmé sans la moindre preuve) et c’est « GRATUIT ». Alors, braves gens, gilets jaunes, bonnets rouges, retraités ou autre classe laborieuse, silence ! Vous devriez manifester votre joie et non votre colère et comprendre qu’il y a des impôts et des charges sociales… donc qu’en fait les services ne sont pas gratuits.

On a l’habitude de dire que ce qui est gratuit est sans valeur, et que l’on ne rouspète pas si on n’est pas content d’un service gratuit…

Mais cette France profonde méprisée des Enarques et bobos parisiens commence à se rendre compte que le concept de gratuité n’existe pas et finit par comprendre la fameuse phrase de Milton Friedman « There is no free lunch ».

Pour se justifier de leur folie fiscale due à la gabegie des dépenses publiques, le gouvernement et même le président commencent à souligner que les services publics gratuits sont…. payants et coûtent très cher. Ah bon ? Alors on peut se plaindre ? et exiger d’en avoir pour son argent ?

Et la constatation est brutale : les services publics se raréfient dans les territoires excentrés, la qualité de l’hôpital est de plus en plus en question (et s’écroule dans les classements internationaux), l’éducation ne produit plus qu’une grande majorité d’étudiants médiocres (là encore, voir les classements) et même nous sommes le pays de l’OCDE où les inégalités dans l’éducation sont les plus importantes (60è dans le classement)

Et ce constat, c’est bien avant que la taxe carbone ne rentre en jeu ! Alors oui, la France profonde se réveille et exige des comptes : elle a compris qu’avec 48,3% de pression fiscale en France, tous les habitants de ce beau pays payent, et pas qu’un peu ! Tout le monde oublie que lorsqu’il gagne 2.000 € par mois, en fait il y a en plus 2.000 € qui partent en charges sociales salariales, patronales et CSG pris par l’État.

Et c’est avant impôt, TVA et autres taxes sur l’essence sur le tabac, etc. !

Imaginez une petite seconde qu’au lieu de recevoir 2.000 € à la fin du mois, vous en receviez 4.000 ?

Bien sûr, vous devriez prendre une assurance santé, payer les études des enfants, et préparer votre retraite. Vous feriez jouer la concurrence (féroce) entre les différents prestataires de services pour prendre la meilleure assurance : pour info, aux Pays-Bas où l’assurance santé est privée depuis 2006, le prix de l’assurance (obligatoire) chez les différents assureurs est de l’ordre de 100 € par mois et par assuré. Pour une prise en charge entre 80 et 100%…

Et la « pension », me direz-vous ? En versant tous les mois 400 € (soit 10% de vos 4.000 € de salaire mensuel) après 42 ans, vous auriez, un capital de 402.000 €, soit 2.000 € par mois pendant 280 mois, soit presque 24 ans (placé à 3% par an) soit le salaire net que vous avez aujourd’hui, sachant que l’espérance de vie est en France de 82 ans environ. Si vous pensez vivre plus vieux… eh bien épargnez un peu plus ! Et si vous mourez plus tôt, vos enfants hériteront du capital non utilisé.

Il reste l’école ! Un enfant coûte en gros 6.000 € par an en frais de scolarité ; évidemment, si vous avez deux enfants, 12.000 € cela fait des sous ! En fait 1.000 € par mois pendant le temps de leur scolarité, et si vous êtes seul à travailler dans le couple, c’est lourd. Et bien entendu vous choisiriez l’école la mieux adaptée aux besoins de vos enfants !

Résumons :

Pour un couple, avec une personne qui travaille et deux enfants, qui touche aujourd’hui 2.000 € net, il en aurait 4.000 si on supprimait les charges salariales et patronales et la CSG. Il aurait comme dépenses supplémentaires mensuelles 200 € pour deux adultes, (santé, système hollandais, les enfants état pris en charge par l’état : il y a encore plein d’impôts pour cela !!), 400 € pour la retraite et 1.000 € pour l’éducation des enfants : total 1.600 €. Il lui resterait 2.400 € net (avant impôt) contre 2.000 aujourd’hui. Si les deux membres du couple travaillent et ont le même salaire, soit 4.000 € net aujourd’hui, dans un système plus libéral, ils en toucheraient 8.000 et des frais identiques, soit 1.600 € par mois, donc un salaire net de 6.400 € contre 4.000 aujourd’hui.

La démonstration est tout aussi valable pour un couple dont chaque adulte est payé au SMIC.

Et la solidarité me direz-vous, et l’entretien des routes, et l’armée, et la police, les pauvres, la CMU, la recherche, la RATP ? Tout cela serait largement couvert par les TVA, Impôt sur le revenu des ménages et des sociétés, taxes diverses et variées, etc… dont le total représente encore plus de 500 milliards. (500 milliards = coût sécurité sociale et total des prélèvements en France : plus de 1.000 milliards. Mais il y aurait des milliers de fonctionnaires en moins…
Alors, les classes laborieuses, en avez-vous pour votre argent, quand les services publics ferment, les hôpitaux se dégradent, les transports publics en régions sont inexistants ? Quand on gèle vos pensions ?

Un véritable audit du modèle social Français s’impose. Et on aurait des surprises !! Mais il faudra supporter les choix du passé, entre autres pour les retraités actuels qui ont été coincés dans un système par répartition.

Cette démonstration ne signifie pas que l’on pourrait tout changer tout de suite, mais propose une réflexion pour le futur et une démonstration de la pauvre efficacité de l’Etat.

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2 réactions :

  • 1. Par zelectron, le dimanche 2 décembre 2018 (20:04)
    Gratuits les services publics abscons ?

    qu’ils soit gratuits (ce qui est aux antipodes de leurs coûts réels) ou payants, entre les services partiels, inappropriés, stupides d’application de la loi (dura lex, sed lex), zélés au point de créer g^ne ou catastrophe, abonnés absents, queues interminables, compréhension difficile de l’agent derrière le guichet, du lecteur du courrier des "assujettis", à une question posée en parfait français, réponse baragouinée d’incompréhensible façon, bref personne n’est content des sévices des fonctionnaires y compris ceux des impôts qui pourtant comme la quasi-totalité de leurs collègues d’autres secteurs sont content d’eux-mêmes, s’auto-proclament nécessaires et même indispensables, les meilleurs fonctionnaires que le monde entier nous envie, qui s’auto-congratulent, s’auto-félicitent, s’auto-certifient les plus professionnels, les plus expérimentés, les plus capables (de quoi me demandais-je), fonctionnaires qui refusent d’être jugés par leurs concitoyens de la société civile, seuls eux-mêmes peuvent recevoir les louanges de leurs pairs et je m’arrête là, car le sujet est trop vaste pour tenir en quelques lignes ... ah ! oui, j’oubliais leur gonflement d’orgueil, de satisfaction dithyrambique, cette catégorie d’humains ne peut structurellement qu’être juge et partie sans conteste.

  • 2. Par zelectron, le lundi 3 décembre 2018 (10:14)
    mystification par l’état ? passez muscade !

    qu’ils soient gratuits (ce qui est aux antipodes de leurs coûts réels) ou payants, entre les services partiels, inappropriés, stupides d’application de la loi (dura lex, sed lex), zélés au point de créer gêne ou catastrophe, abonnés absents, queues interminables, compréhension difficile de l’agent derrière le guichet, du lecteur du courrier des "assujettis", à une question posée en parfait français, réponse baragouinée d’incompréhensible façon, bref personne n’est content des sévices des fonctionnaires y compris ceux des impôts qui pourtant comme la quasi-totalité de leurs collègues d’autres secteurs sont content d’eux-mêmes, s’auto-proclament nécessaires et même indispensables, les meilleurs fonctionnaires que le monde entier nous envie, qui s’auto-congratulent, s’auto-félicitent, s’auto-certifient les plus professionnels, les plus expérimentés, les plus capables (de quoi me demandais-je), fonctionnaires qui refusent d’être jugés par leurs concitoyens de la société civile, seuls eux-mêmes peuvent recevoir les louanges de leurs pairs et je m’arrête là, car le sujet est trop vaste pour tenir en quelques lignes ... ah ! oui, j’oubliais leur gonflement d’orgueil, de satisfaction dithyrambique, cette catégorie de quidam ne peut structurellement qu’être juge et partie sans conteste.

    Il circule que le coût d’un enfant pour son entière scolarité est de 120 000 €, à 6000€ l’année ça ferait 20 ans de scolarité, non ?

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