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Devenez victime du capitalisme

Par Yves Buchsenschutz,
le mardi 17 mars 2020

Il se passe actuellement des phénomènes intéressants. D’un côté nous assistons à une sorte de généralisation du racisme à l’envers. Il consiste, lorsque l’on n’est pas content de son sort, à créer et se réclamer d’une catégorie ou d’une chapelle, susceptible de rassembler des disciples et de s’ériger en victime.

Racisme : installer des catégories entre les êtres a priori humains, hiérarchiques et si possible intangibles.

Constituer un groupe de victimes sur des bases racistes

Cela peut-être des noirs, des jaunes, des femmes, des handicapés, des aveugles, des amateurs de cacahuètes, des cyclistes, des écologistes, à peu près n’importe quoi. Leurs deux caractéristiques sont d’avoir justement des caractéristiques communes, la couleur, le sexe, des pratiques diverses ou différentes. En fait de créer une race nouvelle et à un moment ou un autre, de susciter un groupe ou une association qui va se présenter comme une victime. Avant de créer ce groupe, ces gens ont en général tenté d’obtenir ce qu’ils convoitaient par des voies habituelles et en particulier celle de l’effort et de la responsabilité. Mais ils n’y sont pas parvenus par la voie individuelle. Ils vont donc tenter une autre démarche, plus subtile, qui est la voie collective. Une victime en général intéresse peu de gens et ne peut pas faire beaucoup de bruit. Un groupe de victimes est déjà susceptible de faire plus de bruit, manifester, faire des pétitions, et l’on pourra au passage glisser son problème personnel dans ces revendications.

Quelques exemples : pouvoir afficher officiellement que j’ai des pratiques sexuelles différentes, faire un enfant entre deux individus de même sexe, devenir patron du CAC 40 ou d’une société, rentrer à l’académie, devenir député ou maire, etc… On ira dans les cas extrêmes jusqu’à exclure les « autres » comme dans les cercles féministes, exclusifs des hommes, les quartiers chinois ou tsiganes ou musulmans, exclusifs des autres origines ou…. au nom d’un racisme de fait ! [1]

Se choisir un bourreau : le mâle blanc occidental

Une fois que l’on a créé son nouveau club il faut se trouver un bourreau : en effet sans bourreau il ne peut pas y avoir de victimes ! Il y a actuellement deux bourreaux sur étagère qui fonctionnent parfaitement : le mâle, patron, hétérosexuel, blanc, occidental, d’une part, et le capitalisme d’autre part.

On est bien forcé de reconnaître en observant l’histoire que le mâle blanc s’était probablement réservé, dans la répartition sociale historique, la part du lion. Tant que la force physique a été le principal levier de pouvoir et d’action, sa morphologie le lui permettait. On trouve pourtant néanmoins dans l’histoire nombre de femmes qui ne se sont pas mal débrouillées : Cléopâtre, Néfertiti, Aliénor d’Aquitaine, Blanche de Castille, Élisabeth Ire d’Angleterre, mais aussi Marie Curie, Angéla Merkel ou Simone Weil. Probablement parce que ces personnes avaient des qualités et des compétences, mais aussi parce que les leviers du pouvoir et les circonstances évoluent dans le temps. De plus, si la force physique est souvent liée au sexe, les autres qualités ne semblent pas liées à ce dernier ni à la race…

On constate aujourd’hui qu’il n’existe quasiment plus de profession qu’une femme, un noir, un jaune, un handicapé, voire un aveugle, ne puisse assumer. Et pourquoi pas ? Si il ou elle en a la volonté et les qualités, et parfois, mais rarement, des caractéristiques spéciales. Liberté de manœuvre donc.

Les dérives : quotas et rétroactivités

Là où le problème dérive c’est quand on met en place soit des politiques de quotas soit des retours historiques. Pourquoi ? Parce que des groupes (racistes) de victimes se mettent en place et exigent des solutions au nom de la sacro-sainte égalité/identité. On en vient alors à installer des gens incompétents, ou à condamner des comportements légitimes en leur temps.

Je suis personnellement un chaud partisan du passage « forcé » des plafonds de verre. Ils existent manifestement, alors, quitte à faire quelques entorses à la justice, explosons-les. Ouvrons la voie, c’est souvent le plus difficile [2]. Ensuite, laissons faire la compétence, l’ambition et la vie. La composition d’un conseil d’administration va devenir sous peu un véritable problème mathématique : égalité hommes-femmes, proportion autochtones–immigrés, de blancs de noirs et de jaunes, pourcentage d’handicapés et de transgenre, etc., le tout croisé : femme, noire, handicapée, devenez transgenre, mettez votre profil sur LinkedIn, vous augmenterez vos chances ! Pour mémoire, nous faisons des lois et infligeons des amendes !

L’autre dérive, la plus grave peut-être, est la dérive historique et la rétroactivité des jugements entraînés par le changement de regard. La société évolue dans le temps ce qui est normal. Elle change d’opinion et modifie sa vision d’elle-même et en particulier ses valeurs de référence, lesquelles sont tout sauf universelles ou éternelles. Des choses considérées comme normales et naturelles à telle époque ne le seront plus 30 ans ou deux siècles plus tard. Je ne suis pas certain que ce soit toujours un progrès, mais c’est ainsi. De quel droit dès lors juge-t-on un individu rétroactivement ? Socrate ou Cicéron peuvent-ils être condamnés pour esclavagisme ? ou homosexualité ou pédophilie ? dans la mesure où cela était conforme aux mœurs et à la loi de leur temps. Cela ne veut pas dire qu’il faut les défendre aujourd’hui mais condamner quelqu’un pour un acte qu’il a fait légalement à un moment de sa vie passée est une infamie. Cela n’existe en France que dans notre droit fiscal, ce qui n’est pas à notre honneur.

Le regard évolue

Les partisans de ces extensions feraient d’ailleurs bien de se méfier : un ami des chiens qui le promène aujourd’hui en laisse (sorte de menottes à rallonge) pourrait bien devenir demain un esclavagiste si le mouvement végan se développe ; 40% des abus sexuels sur les petits garçons sont le fait de femmes, à quand leur procès ? rétroactif bien entendu ; Madame Hidalgo chasse les voitures de Paris et envoie les jeunes sur des motos dont l’accidentologie est dix fois plus importantes : une ligue des parents d’estropiés viendra peut-être un jour l’en accuser ! Pire, le consentement des enfants aux actes sexuels avait une limite légale, elle a disparu ! cherchez le progrès. A quand le paysan condamné pour avoir écorché la terre avec sa charrue ?

Un bourreau universel : c’est encore plus pratique, à bas le capitalisme

Stade suivant : Le mâle blanc a son intérêt mais on ne peut pas tous les éliminer, ce serait un génocide et puis cela peut parfois servir. Alors de nombreux auteurs à ce jour ont trouvé un autre bouc émissaire : le capitalisme. Plusieurs auteures américaines à la mode, aussi talentueuses que Alexandria Ocasio-Cortez, espoir démocrate aux USA, ou Marianna Mazzucato, économiste de haut vol en Grande-Bretagne, mais aussi Messieurs Piketty et Mélenchon, voire notre ex-Président Monsieur Hollande, et tous les anti-mondialistes qui achètent leurs tee-shirts 10 € grâce aux bas salaires des chinois et des vietnamiens, les ONG telle OXFAM, ont découvert que ce dernier était responsable de la pauvreté, des inégalités, des maladies, voire de l’évolution des mœurs, de la déchristianisation, du colonialisme, des guerres, du changement climatique et si on les interroge je pense qu’ils ajouteront à l’unanimité le Corona virus. C’est beaucoup d’honneur pour un mode d’organisation qui tente d’approvisionner des supermarchés dans des pays immobilisés.

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[1« Le premier qui dit la vérité, il doit être exécuté ! » La Vérité Guy Béart

[2« Le premier qui dit la vérité, il doit être exécuté ! » La Vérité Guy Béart

1 réactions :

  • 1. Par JEAN-PIERRE VEROLLET, le jeudi 26 mars 2020 (10:26)
    Le coronavirus au secours du capitalisme ?

    Cet article prémonitoire met en valeur les supermarchés si décriés qui restent la principale source "officiellement dérogatoire"d’approvisionnement des confinés que nous sommes. Et si nous ne pouvons pas nous déplacer, reste le e-commerce avec la FNAC et Amazon, et pour nous distraire sans se déplacer, l’internet, sa porte Google et ses e-cinémas/concerts Netflix.
    Qui ai-je oublié de horribles GAFA ?
    Le capitalisme ? toujours une solution d’avance !
    N’exagérons rien ! Tout ne va pas si bien ....

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