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Leçon d’économie : D’où provient la création de richesse et le rôle destructeur des GROUPES SOCIAUX

Par Claude G,
le mercredi 13 novembre 2019

Une nation est un ensemble de groupes sociaux, différents les uns des autres, et qui se détestent cordialement ! Les politiciens réclament toujours le « rassemblement », derrière eux bien entendu, ce qui ne se produit que très rarement (en fait, en cas de guerre).

Le principal vecteur de cette détestation, c’est la JALOUSIE des groupes les moins bien lotis à l’égard des plus favorisés, comme l’a bien montré la crise des gilets jaunes en 2018. Depuis toujours les plus pauvres veulent prendre l’argent des « riches », et les « jacqueries » ont périodiquement secoué la nation française. On peut d’ailleurs comprendre ces réactions en étalant la répartition de la richesse en France en 2019, puisque 54% de la population ne paie pas d’impôt sur le revenu !! et que 80% de cet impôt est payé par 10% des assujettis !

Je suis persuadé que la racine de cette jalousie sociale réside dans l’ignorance du mécanisme économique de la création de richesse, puisque les mécanismes économiques ne sont pas ou mal enseignés à l’école. Le « camarade socialiste » Piketty a brillamment démontré comment le capitalisme a tendance naturellement à accumuler le capital dans les mains des plus riches, mais sans pousser le raisonnement sur les conséquences d’une redistribution complète.
Il me semble qu’une analyse non politisée de la création de richesse pourrait éclairer ce processus si mal compris. Car il est incontestable (simple bon sens) que l’argent va à l’argent, puisque c’est l’investissement du capital qui crée un revenu et améliore la valeur de l’investissement.
Une analyse de la création de richesse montre que les qualités nécessaires pour devenir riche sont mal réparties dans les groupes sociaux. Le « principe révolutionnaire » que les hommes naissent libres et égaux ne résiste pas à un examen sommaire ! Chacun est inévitablement influencé par ses origines physiologiques et sociales. Les chiens ne font pas des chats et les parents intelligents fabriquent plus fréquemment des enfants intelligents, de telle sorte que statistiquement l’intelligence s’accumule dans une fraction de la population. Heureusement il y a des exceptions et les fils de concierges deviennent parfois polytechniciens ou énarques.

Cette accumulation statistique d’intelligence et de capital fabrique une pyramide sociale « naturelle », génératrice de déception et de revendication pour le plus grand nombre.
Si on écarte les émotions du débat d’idées on constate donc que la population se répartit naturellement entre ceux qui sont capables de créativité et d’efforts et ceux qui ne sont que « suiveurs ». En gros la population d’une nation est composée de 20% de « créateurs » et 80% de suiveurs. Evidemment les 20% de créateurs fabriquent la richesse qui va faire vivre la nation, puisque leurs investissements vont fabriquer des emplois, des salaires, et des impôts et des subventions sociales pour la nation. Car c’est le secteur privé seul qui fabrique la richesse !
La conclusion est évidente : ce sont les « riches » qui font vivre le pays et les chefs d’entreprise sont des « trésors nationaux » qu’on devrait encourager et féliciter au lieu de les vilipender, comme c’est le cas dans la « doxa « socialiste » ! Et lorsque c’est le socialisme qui dirige le pays, la faillite y est inévitable, comme on l’a vu dans les différents pays qui l’ont pratiqué. La Chine est un cas particulier puisque c’est un socialisme de marché (sic) encadré par un autoritarisme totalitaire.
Quand on expose ce qui précède, tout le monde convient qu’en effet ce sont les gens qui prennent des risques qui créent la richesse qui fait vivre les suiveurs… mais que la justice « sociale » exige de « dédommager » ceux qui n’ont pas les qualités nécessaires ! (afin d’éviter une révolution qui balaierait tout !)

Evidemment on entre là dans un marais intellectuel où il est difficile de trouver la « juste mesure » entre ceux qu’il faut encourager et ceux qui « méritent » d’être aidés !
L’économie est un domaine où le « doigté » est un art indispensable, médiatiquement très difficile à faire comprendre.
Car le mécanisme économique de marché est une machine « nucléaire » qui a tendance à s’emballer si elle n’est pas contrôlée. Le capitalisme est la machine à créer de la richesse la plus performante de toutes celles qui ont été expérimentées au cours de l’Histoire humaine, car elle exploite deux « défauts » de l’humanité : l’appât du gain et l’intérêt personnel !
Cette machine a donc besoin d’être « encadrée » pour éviter d’accumuler in fine toute la richesse dans le plus petit nombre, comme au jeu du « Monopoly ».
C’est l’Etat qui doit être chargé de réguler le mécanisme en modifiant l’encadrement du crédit et les taux d’intérêt, exactement comme on contrôle l’échauffement d’une centrale nucléaire en montant ou baissant les barres d’uranium qui fournissent l’énergie du réacteur.
Et quand l’Etat est défaillant, comme en 2008 aux USA avec l’explosion incontrôlée des crédits immobiliers garantis par des valeurs de marché spéculatives, le système explose en crise générale destructrice de richesse. Toute la difficulté du mécanisme réside donc dans l’exercice délicat de la gestion du niveau de croissance du processus de création de richesse.
Lorsque les socialistes français veulent accéder au Pouvoir, ils promettent de lutter contre la « finance » et de redistribuer la richesse aux laissés pour compte du pouvoir précédent (Mitterrand en 1981 et Hollande en 2007) en augmentant fortement les impôts. Mais au bout de quelques mois ils s’aperçoivent que la machine économique ne produit plus assez de richesse et qu’une crise impopulaire va les balayer à l’élection suivante, ce qui les conduit à revenir à une politique économique plus « droitière » !
Si le mécanisme de création de richesse était mieux connu des électeurs, on éviterait ce jeu de « yo – o » très préjudiciable à l’équilibre social et à la croissance raisonnable de l’économie.
Malheureusement les dirigeants politiques et administratifs de l’Etat n’ont pas de compétences dans ces domaines spécialisés, car on n’enseigne pas l’économie à l’ENA, ni d’ailleurs pendant les études secondaires.

Il est consternant de constater que les professeurs d’économie, fins connaisseurs de l’Histoire de la pensée économique, n’ont aucune expérience du mécanisme de fabrication de la richesse nationale, n’ayant jamais mis les pieds dans une entreprise privée (cf. l’ouvrage « les économistes atterrés »).
Et lorsque les inspecteurs des finances deviennent les gérants de la Banque de France ou de la BCE, du Trésor, etc. ils découvrent un monde inconnu ! Qu’on se rappelle la nationalisation des banques en 1981, confiée à des néophytes catastrophiques, qui a contraint Mitterrand à dénationaliser le système bancaire quelques années plus tard. A chacun sa compétence….

Conclusion ? heureusement que dans une nation il y a des gens capables de prendre des risques pour investir et créer, apportant ainsi à l’ensemble une richesse qui les fait vivre et progresser…
Et la gestion de l’Etat consiste à répartir cette richesse gagnée par un petit nombre, sans décourager les entrepreneurs (trop d’impôts). En France, l’écart entre les « riches » et les autres est de 25, mais ramené à 5 après redistribution.

En confisquant une grande partie des richesses gagnées par les entrepreneurs, on décourage une partie de ceux-ci, et surtout on prélève des capitaux qui ne seront pas réinvestis, diminuant d’autant la croissance de la Nation. C’est ce qui explique le faible niveau de croissance économique de la France, et le niveau élevé de chômage, et par suite, le niveau élevé de l’endettement…
Une bonne partie des problèmes sociaux disparaitrait si on enseignait ce qui précède aux acteurs de l’économie.

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3 réactions :

  • 1. Par Jacques Peter, le mercredi 13 novembre 2019 (18:19)
    "Encadrer" la création de richesse

    Puisque le capitalisme est la machine à créer de la richesse, il faudrait l’encadrer ? Quelle drôle d’idée !
    Pourquoi diable faudrait-il limiter la création de richesse ? Au contraire, laissons-la fonctionner librement et le mécanisme des prix se chargera tout seul de la dissémination et de la répartition de la richesse.
    Si la société estime que ceux qui restent au bord du chemin doivent être aidés, c’est une autre question qui peut être réglée sans "encadrer la machine".

  • 2. Par zelectron, le mercredi 13 novembre 2019 (19:37)
    A Hong Kong

    la police tire sur les manifestants à balles réelles
    Voilà un communisme fraternel, radieux pour les lendemains qui chantent et le bonheur pour tous

  • 3. Par OULES, le lundi 18 novembre 2019 (12:38)
    Electron libre

    Article comportant quelques petites vérités, mais farci d’opinions contredites par des résultats de ce que l’on nomme les sciences sociales.
    La création de richesses par des premiers de cordée ne se fait pas sans la contribution de milliers de salariés ou paysans ou chercheurs scientifiques (sources d’innovation...) qui sont exploités par les premiers : dès que l’on constate que l’écart des revenus entre les premiers et les seconds dépasse le rapport de un à dix, le sentiment des seconds n’est pas de la JALOUSIE comme l’écrit l’auteur, mais le simple constat d’une inéquitable répartition des richesses produites.
    La succession d’âneries dans cet article est pitoyable ! Prétendre que "les parents intelligents fabriquent plus fréquemment des enfants intelligents" est inintelligent !
    Signé : Denis OULES, fils de paysans très pauvres des Monts de Lacaune, entré major à l’Ecole Polytechnique par l’indice de pauvreté de ses parents, et père de six enfants ayant intégré des Grandes écoles (dont trois polytechniciens), mais ayant appliqué les constats de Pierre Bourdieu...

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