Entrepreneurs pour la France

Des chefs d’entreprises au service de l’emploi

Accueil > Edito

L’écologisme : une nouvelle religion ?

Par Robert Devos,
le vendredi 27 septembre 2019

L’écologie a connu un très grand succès depuis une trentaine d’années et ne cesse devenir de plus en plus présente non seulement dans les débats publics mais aussi dans la vie de tous les jours. Ce succès considérable a entraîné l’apparition d’une nouvelle religion : l’écologisme. En effet l’humanité, en général, a besoin de croyances qui lui permettent de se projeter dans l’avenir. Avec le déclin du christianisme dans le monde occidental, le socialisme, le communisme, le nazisme et le fascisme avaient pris le relais. Les désastres effroyables entraînés par ces nouvelles croyances les ont définitivement déconsidérées et seuls quelques rares nostalgiques en restent les disciples convaincus. Le christianisme ne s’est pas redressé et est devenu marginal dans les esprits. La place est donc libre pour une nouvelle religion : cette religion, la voilà, c’est l’écologisme. On constate d’ailleurs qu’elle s’est surtout développée sur les ruines du socialisme et du communisme, si l’on en juge par la sociologie des adeptes de cette nouvelle religion.

Quels sont les éléments essentiels d’une religion ? Il y en a 4 : un dogme bien établi, des apôtres, un clergé, et de nombreux fidèles. Plus, bien entendu, quelques prophètes.

Pour le dogme : il est simple : l’homme occidental est l’unique cause du dérèglement climatique en cours. Ce dérèglement est dû aux inventions et au mode de vie du monde occidental. Qui a inventé l’utilisation du charbon, du pétrole ? Ce sont les pays occidentaux qui, non contents de s’en servir pour leurs propres besoins, ont poussé les autres pays à en utiliser eux aussi. Il est donc normal que les pays occidentaux soient les coupables, les autres n’étant que des victimes collatérales même si dans la pratique ils polluent davantage.

Les apôtres, ce sont les membres du GIEC. Ils se sont cooptés entre eux pour marteler le dogme et organiser sa diffusion. Cette entreprise a connu un grand succès et on ne compte plus les colloques, séminaires et autres rassemblements qu’ils ont organisés. Le clou étant bien sûr l’organisation d’évènements à grand spectacle rassemblant des chefs d’états sommés de jurer qu’ils vont enfin prendre les décisions qui leur sont imposées par ces apôtres.

Le clergé, ce sont tous ceux qui à des degrés divers sont enrôlés pour prêcher la bonne parole. Scientifiques, professeurs, hommes politiques, etc. Souvent dépassés par la complexité du sujet, ils se bornent à ânonner le dogme et à condamner tous ceux qui ne sont pas de leur avis. On a un exemple quasi parfait du mécanisme des moutons de Panurge, les derniers arrivants étant souvent les plus extrémistes.

Les fidèles, qui sont maintenant très nombreux, ont constaté la réalité du changement climatique et, faute d’autre explication satisfaisante, adhèrent à cette nouvelle religion qui leur donne l’impression de comprendre ce qui se passe et de pouvoir agir pour essayer d’en éviter les conséquences les plus désastreuses.

Quant aux prophètes, ils expriment leur colère, leur indignation et leur pessimisme devant les difficultés qui s’annoncent. Le dernier exemple en date est la fameuse Greta qui est devenue la Jeanne d’Arc de l’écologie.

Les éléments constitutifs d’une nouvelle religion sont donc désormais bien en place. On peut s’attendre à de nouvelles manifestations de cette nouvelle religion : intolérance, excommunication de ceux qui ne pensent pas « bien », etc. Plus le dérèglement climatique s’accentuera, plus les zélotes de l’écologisme seront enclins à oublier toutes les autres causes, car leur dogme l’exige.

Une nouvelle religion est en train de naître. Ceux qui ont connu les désastres des religions sans Dieu du 20ème siècle peuvent légitimement s’inquiéter…

- Suivez EPLF sur Twitter -
notre revue de presse quotidienne

2 réactions :

  • 1. Par JEAN-PIERRE VEROLLET, le vendredi 27 septembre 2019 (14:32)
    Conséquences pratiques ?

    Les tenants de cette "nouvelle religion" se divisent en 2 catégories. Ceux qui pensent que c’est d’abord la faute des autres comme dans les théories et systèmes totalitaires goulaguesques et qui oublient donc de pratiquer eux-mêmes, et ceux qui s’attellent d’abord à leur contribution pour la réduire. Le succès dépend de la 2ème catégorie, les honneurs allant toujours à la 1ère.

  • 2. Par Charles Garnier, le vendredi 27 septembre 2019 (21:28)
    Écologisme et ses ayatollahs

    Quand les politiques utilisent l’écologie pour servir leurs causes et satisfaire leur électorat, on voit poindre l’opportunisme et le cynisme qui sont les deux vecteurs du politicard ou du gouvernant prêt à tout pour gagner les élections.
    L’époque de René Dumont voire de Brice Lalonde qui situait le’écologie au bon niveau de réflexion est bien loin de ce que nous vivons aujourd’hui !
    Triste d’en arriver là avec une Greta, caricature de la pensée écologiste...qui nous montre que le monde est devenu fou. Je brule un cierge pour que le bon sens nous revienne après cette « crise » !

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message