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Europe, Renaissance ou Replâtrage ?

Par Gérard Dosogne,
le mercredi 20 mars 2019

Le président Macron a adressé à tous les européens une lettre prônant une renaissance européenne. Eh oui, l’Europe (i.e. l’Union Européenne) est en effet moribonde et il est indispensable de la faire renaitre… mais pas avec les solutions avancées par le président français. : Des nouvelles autorités (il faut bien recaser les fonctionnaires…), des comités Théodule, un peu de bien-pensance et d’écologie de bazar et beaucoup de vœux pieux.

Renaissance : il faut déchirer les traités existants et repartir d’une page blanche. Et voir qui adhère.
Les mesures les plus importantes pour recréer une Europe forte et solidaire sont dans la création d’une cohérence fiscale et sociale et donc une « convergence » immédiate.

C’est d’ailleurs l’avis, très critique sur les propositions de Macron, de « AKK » , la dauphine d’Angela Merkel.

C’est aussi une capacité de défense en accord avec ses ambitions de grande puissance qui compte et est capable de protéger ses citoyens.
C’est un contrôle strict de l’immigration et donc la protection tatillonne des frontières.

Pour cela il faut donner les moyens à l’Europe : création d’un impôt de base (10% ?) commun à tous les pays membres sur le revenu des ménages et des sociétés, comme l’impôt fédéral aux Etats Unis. Les états seront libres ensuite de lever un impôt par état pour financer leurs dépenses d’éducation, de santé, de justice, de police, etc.

L’impôt « fédéral » devra être suffisant pour financer un important budget défense, représentant autour de 3% du PIB européen. Cette défense centrale et forte (quid de la dissuasion atomique ? deviendrait-elle fédérale ?) impliquera une politique étrangère commune : un seul ministre des affaires étrangères et une seule ambassade « Europe » remplacera les 27 ou 28 ambassades des pays de l’union européenne aujourd’hui – (enfin des économies !) Et un seul siège au Conseil de sécurité de l’ONU.
Enfin Henry Kissinger pourra appeler l’Europe au téléphone…

Les règles sociales doivent aussi être harmonisées sans retard : le temps de travail est libéralisé et laissé aux employeurs (avec un maximum commun), même âge de départ à la retraite, mêmes règles pour l’indemnisation du chômage, même droit du travail dans tous les pays, en prenant comme base la moyenne européenne actuelle.

Bien entendu, les Etats garderaient le pouvoir de fixer et lever les impôts locaux, TVA et autres taxes pour continuer à financer ou non les domaines de justice, éducation, santé, etc.

Utopique ? Irréaliste ? OUI, les nationalismes, chauvinismes mal placés continueront à mettre leurs barrières à ces fonctions communes indispensables pour une Europe forte. Mais la vraie question : veut-on vraiment devenir une grande puissance respectée à l’égal des Etats Unis, de la Chine et même de la Russie ? Mais peut être que le citoyen européen s’en fiche, et ne voit pas que sans cela il s’appauvrira de génération en génération. Il préfère peut-être devenir un citoyen assisté et seconde zone.

Dans un prochain article, je décrirai l’autre voie pour une France où les citoyens ne veulent plus travailler. Puisque les Français n’aiment pas la richesse, on leur donnera la pauvreté !

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