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Et si on arrêtait d’emmerder les français …
De Georges Pompidou à LR

Par Jacques Auroy,
le mercredi 5 juin 2019

Toutes les comparaisons internationales le montrent, l’Etat Français est atteint de boursouflure et ses serviteurs sont imprégnés du sentiment qu’ils sont les seuls à savoir ce qui est bon pour la collectivité et donc les seuls légitimes à décider de son évolution.
Ainsi le positionnement de LR, après leur Trafalgar de la semaine dernière, devrait se transformer dans le projet suivant :

 Cette attitude conduit l’Etat à prendre des décisions sur tout ce qui concerne la vie de nos concitoyens, y compris leur vie privée, souvent au nom de principes qui ne sont pas partagés, et provoquent donc des polémiques, des tensions et des ressentiments qui vont contre la cohésion sociale et la recherche d’un bien commun, qui devraient être les buts ultimes de l’action politique.
La pauvreté des débats et de l’action parlementaires en sont une des plus belles illustrations.
 Cette attitude a pour expression favorite la mise en place d’un cortège sans fin de règlementations de toutes natures et sur tous les sujets , prenant préférentiellement les formes suivantes : la prise en charge directe d’activités, sans se poser la question de leur pertinence, l’exigence d’ autorisation préalable avant action dans de multiples domaines, les obligations déclaratives sans limites, l’interdiction avec son cortège d’amendes et de pénalités et la taxation, dont le champ d’application n’a pour limite que l’imagination de Bercy. Toutes ces formes d’action génèrent le développement sans fin d’une administration tentaculaire et une « redistribution des revenus « aussi importante qu’opaque ».
 L’Etat de plus a eu tendance à centraliser sur les ministères, donc à Paris, l’essentiel des prises de décision, et quand des efforts de décentralisation, ont été accomplis, le contrôle de l’administration centrale est resté actif, aboutissant à une duplication du travail et une deresponsabilisation des agents de terrain. Le principe de subsidiarité pourtant prôné et mis en place au niveau européen, n’a jamais vraiment été mis en place en France aux niveaux communaux, départementaux ou régionaux, ou même dans la gestion par l’Etat de ses actions directes.
 Cette attitude générale aboutit à la dégénérescence de la légitimité du politique à promouvoir les reformes souhaitables, et à la scission du pays entre un centre omnipotent et arrogant, situé « à l’intérieur du périphérique « et des territoires délaissés ou l’Etat impose ses vues, tout en réduisant fortement sa présence en terme de services publics rendus nécessaires à la vie quotidienne de nos concitoyens, souvent par l’excès même de règlementation ».

C’est donc à une véritable révolution du sens de l’Etat que notre pays doit s’atteler, et cette révolution est la condition première pour que le retour aux grands équilibres économiques (croissance, emploi, déficit, endettement) puisse commencer à se faire.

Autant se focaliser uniquement sur ces derniers points, qui sont vitaux pour notre pays sera très difficile à vendre à nos concitoyens, qui n’y verront qu’un retour à une rigueur honnie , autant le passage par la présentation d’une redéfinition en amont du rôle de l’Etat et de son administration , des collectivités locales et de leurs pouvoir , du rôle de la loi, de la fiscalité , doivent être susceptibles de réunir aux environs de 20 à 30% du corps électoral , en prenant en compte le fait qu’aucune force politique ne tient ce discours aux français aujourd’hui. (Les 20 à 30% correspondent à l’électorat de Fillon plus la partie centriste ou RM non étatiste)
Il faut également bannir, (même si c’est dommage) le terme de « libérale » pour qualifier cette politique, mais lui préférer le terme « non étatiste ».

Il est temps de se souvenir de Georges Pompidou et de son « ... Mais arrêtez d’emmerder les Français ».

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3 réactions :

  • 1. Par roger follea, le mercredi 5 juin 2019 (17:52)
    Si on arrêtait d’emerder les Français

    Tout cela est bien vrai, et je ne vote pas RN. J’ai pendant 40 ans travaillé sur des projets à l’étranger, et dans des pays pas toujours faciles en terme de bureaucratie, et j’ai cessé mon activité à 70 àns. Lorsque je lis une annonce d’appel d’offre pour des marchés publics de travaux ou de fourniture, je me demande comment peut faire un artisan ou une petite pme pour établir son offre de prix.
    Je crois que j’aurais eu du mal à m’adapter à une telle situation, et vous prie de croire que j’ai réalisé de très beaux projets.
    Pour moi on marche sur la tête, et nous ne sommes pas prêts de sortir de cette situation.

  • 2. Par Jacques Banville, le jeudi 6 juin 2019 (17:14)
    Si on arrêtait d’emerder les Français

    Effectivement comme le dit mr Follea nous ne sommes pas prêt de nous en sortir.
    Avec 600 énarques à Bercy (je l’ai lu ici même) nous sommes mal parti. En fait il ’fabrique’ une partie des chômeurs. Je rentre dans les 20 à 30% du corps électoral...

  • 3. Par zelectron, le mardi 11 juin 2019 (11:03)
    Tout est si enchevetré dans l’état qu’il n’y a plus qu’une chose à faire

    une BONNE DÉCIMATION à commencer par les plus hauts grades
    il paraît que les troupes romaines après ce traitement choc montraient une immense ardeur au combat, mais ce n’est peut-être qu’une légende . . .

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