Entrepreneurs pour la France

Des chefs d’entreprise au service de l’emploi

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Bernard Zimmern
1930 - 2020

Par Gérard Dosogne, Yves Buchsenschutz,
le lundi 14 septembre 2020

Bernard Zimmern nous a quittés le 19 août 2020 et nous en sommes tristes. Pour l’avoir accompagné ces dernières années et mois, nous nous sentons quelque peu orphelins de sa présence, de ses idées, de ses remarques -parfois ironiques- , de son sourire …

Nombreux ont été les gens qui l’ont croisé et qui lui ont rendu hommage. Il a laissé une empreinte assez extraordinaire sur tous. Ils l’ont raconté chacun à leur manière et vous trouverez ci-dessous des liens vers leurs témoignages.

 l’iFRAP,
 Contribuables associés,
 La Jaune et la Rouge,
 l’IFP
 Claude Sicard,
 Jean Nouailhac,
 Yves Montenay,
 Nicolas Lecaussin

Pour notre part, nous avons choisi de vous partager un souvenir, une image … de l’homme que nous n’oublierons pas et dont nous allons tenter de continuer l’œuvre dans le cadre de l’IRDEME et d’EPLF.

Nous accueillerons avec plaisir tout témoignage venant s’ajouter à ceux présentés ci-dessous.

Bernard en juin 2020 pour ses 90 ans

C’est en dernier collaborateur de Bernard que je me permets ce témoignage.
Nous avons été nombreux à partager son parcours industriel, puis philanthropique et si les circonstances nous empêchent aujourd’hui de nous réunir davantage, les réactions sont nombreuses et insistent sur ses nombreuses qualités. D’un ami sincère et bienveillant, sa grande créativité et son souci d’être utile à la société ont marqué les esprits. Une vision hors du commun … et chacun voudrait pouvoir vous manifester sa sympathie, vous remercier - vous sa famille – de nous l’avoir partagé.
Bien conscient qu’il ne pouvait rien seul, il avait cette grande qualité de donner à ses collaborateurs les moyens de réussir, de sortir de leur zone de confort. Condition indispensable à la créativité. Aussi ses remarques, évidemment pertinentes, étaient toujours compréhensibles, limpides.
Il fallait suivre, mais que c’était agréable !
Si nous avons conscience de l’homme d’exception, il n’en restait pas moins un homme et cela le rendait accessible. Ces dernières années, élégant, il ne s’est jamais plaint de sa condition et n’a cessé d’être actif, de continuer son travail, de chercher à bousculer les choses … Tout comme son regard pétillant, son pragmatisme continuait de nous étonner.
Je garderai bien des souvenirs de ces années partagées, des enseignements reçus et de la personnalité de cet homme généreux. Aujourd’hui, mes adieux vont évidemment à un ami.
Lui qui s’étonnait souvent que les nuages puissent tenir en l’air … D’où il est aujourd’hui, je lui souhaite une dernière découverte. Elle dirait que la vie ne s’arrête pas à la mort : à commencer par nos mémoires, nos actions.

Gaétan
le 21 août pour les membres d’EPLF/IRDEME


Je ne pense pas que Bernard était habité par la foi religieuse. Mais s’il ne croyait sans doute pas en Dieu, avec le diable, c’est une autre histoire.
Lorsqu’on lui présentait des faits, des arguments inattendus, il vous regardait avec une mine un peu étonnée et parfois un petit sourire en coin en marmonnant « Diable, diable ! ». Ce qui était à la fois un indice de perplexité intellectuelle et d’une mise sous tension de son cerveau.
Ceux qui l’ont bien connu se souviendront aussi de l’une de ses expressions favorites, « le diable est dans les détails ». Bernard a dû maintes fois rencontrer les pièges de ce grand Perturbateur au cours de sa longue vie de travail. Mais il en a souvent triomphé grâce à ces qualités d’esprit, non-conformisme, créativité, imagination, qui lui permettaient, allant au-delà des apparences, de voir des choses que d’autres n’auraient pas vues.

Philippe Baccou


Bernard était une personne rare.
Inventeur à succès passe encore. Mais aussi philanthrope qui a engagé une grande part du patrimoine qu’il s’était constitué, dans des aventures politiques sans précédent en France. Sans bénéfice personnel sauf peut-être la Gloire mentionnée dans la devise de l’X. Voilà bien un patriotisme hors du commun.
Très inhabituelle aussi l’importation réussie de ces démarches d’inspiration américaine dans une France qui se croit exceptionnelle.
Quel courage !
Bernard était une personne admirable.

Hervé Gourio


J’ai rencontré Bernard à l’Assemblée Nationale en 2002 lorsque le nouveau Premier Ministre, Jean-Pierre Raffarin, souhaitait "accroître la place des membres de la société civile dans les lieux de pouvoir". BZ défendait la place prépondérante que devrait avoir les entrepreneurs et le privé dans le financement de départ des entreprises de la nouvelle économie. En plein accord avec ce projet, j’ai rejoint l’iFRAP et nous avons eu la joie d’obtenir la création de l’ISF/PME au bout de presque 5 ans d’efforts.

Jean-François Bauer


J’ai collaboré à l’Ifrap pendant plusieurs années avant que Bernard passe la main. Bernard, c’était une vision, très originale à la création de l’ifrap, en 1983 je crois, un combat parfaitement ciblé et une énergie créatrice qui lui a fait multiplier les initiatives même après avoir passé la main. Une énergie qu’il a maintenue jusqu’à son dernier souffle.

Bertrand Nouel


Quand on rencontre Bernard, on ne le quitte plus. Son dynamisme et sa confiance, qu’il faut mériter, entraînent une adhésion enthousiaste et mobilisatrice. Bernard est un homme qui s’est totalement investi dans ses convictions en justifiant en permanence et sans relâchement leur bien-fondé. Loin de tout dogmatisme, il est un pragmatique. Merci à sa famille de nous l’avoir prêté pendant toutes ces années.

Régis Glorieux


C’est en mars 2017 que Bernard m’a invité à rejoindre EPLF, parce que je venais de lui présenter mon parcours d’ingénieur chef d’entreprise en France et aux USA. Semblable au sien, mais infiniment plus modeste ; il est un grand inventeur, le compresseur sans pistons ! Et il a su consacrer sa fortune à créer non seulement de bijoux technologiques mais des structures concrètes pour étudier et améliorer le fonctionnement de nos structures étatiques.

Jacques Bénilan


Bernard, des idées claires et tranchées, la promotion d’un vrai libéralisme où l’individu prime sur l’Etat, un travailleur infatigable peu soucieux du politiquement correct, et aussi un homme attachant dont nous partagions le repas du mercredi à La Criée ou chez le marchand de crêpes et dont nous allons tenter de poursuivre la mission.

Gerard Dosogne


J’avais envoyé à Bernard (via l’IFRAP) un article sur les entrepreneurs et Gerard Depardieu. Il m’avait retrouvé et invité à discuter autour de l’entreprise et très vite de l’emploi. Présentations faites, impressionné par son CV, j’ai entendu ces mots : tout cela n’a pas toujours réussi ! Merci Bernard pour tout, mais aussi pour ta lucidité, ta modestie, ton écoute et ton sourire.

Yves Buchsenschutz


J’ai été très frappé du décès de Bernard qui, pour moi, était un maître à penser avec une indépendance d’esprit aussi forte et puissante que sa capacité permanente à questionner les incohérences et effets préjudiciables de notre sphère gouvernementale. J’ai toujours été frappé de sa simplicité lumineuse, donc brillante, alors que son œuvre est une contribution immense au bien être de notre société. Sa présence était toujours là, continuant à nous irradier, bien qu’il se soit éloigné physiquement il y a quelque temps

Arnould d’Hautefeuille


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3 réactions :

  • 1. Par Henri Dupont-Madinier, le lundi 14 septembre 2020 (14:45)
    Merci Bernard Zimmern.

    Français de l’étranger je lis avec un grand intérêt depuis une dizaine d’année les articles et travaux de l’IFRAP et EPLF. Un grand merci à Bernard Zimmern d’avoir mis son temps et son énergie au service de l’entreprise France. Chapeau bas Monsieur Zimmern.

  • 2. Par Biedermann, le mardi 15 septembre 2020 (15:03)
    Bernard Zimmern

    Il y a quelques années c’est avec grand plaisir que j’ai eu avec Bernard de longues discussions notamment sur la création et la gestion d’entreprise. Lorsque je lui racontais quelques expériences personnelles concernant l’informatisation des PME en précisant les spécificités des PME, j’ai été impressionné par son attitude d’écoute intense, d’autant plus que bien évidemment tout ce que je lui racontais n’avait rien de nouveau pour lui. Mais, et cela, je l’ai compris un peu plus tard, Bernard appréciait particulièrement les choses des PME en tant qu’elles sont vécues par leur dirigeants et tout leur personnel. Le « vécu » dans la petite entreprise est quelque chose de quotidien qui englobe, l’imagination, la création, la détermination, l’implication de tous les salariés de l’entreprise … C’est quelque chose, qui a beaucoup moins d’importance dans les grands groupes et qui est pratiquement inconnu de nos administrations. Avec toutes ses expériences de la vie de PME, Bernard aurait dû être beaucoup plus écouté par les hommes de pouvoir. Il n’a pas toujours eu le temps de faire passer tout ses messages ; alors l’IRDEME et EPLF devront se poser les questions suivantes : qu’aurait dit Bernard, qu’aurait il fait, quel projet aurait-il lancer ?
    Bernard Biedermann

  • 3. Par Carole Néaumet, le mardi 15 septembre 2020 (16:52)
    Hommage à Bernard

    Bonjour,
    J’aimerais, si vous l’acceptez, apporter ce modeste à hommage à Bernard qui a beaucoup compté pour moi.
    Je vous en remercie.
    Cordialement,
    Carole Néaumet


    Bernard Zimmern connaît le repos éternel, lui qui ne connaissait pas le repos sur terre.

    Toujours en mouvement, une idée en déclenchant une autre.

    Bernard était bien sûr un esprit brillant, en même temps qu’une boule d’énergie. Il avait inventé le compresseur à vis sans fin, un peu à son image, où les idées, les envies, les décisions s’enchaînaient sans fin, à toute vitesse.

    C’est avec beaucoup de peine que j’ai appris son décès. Il avait été mon premier patron, en 1986, à l’iFRAP, association qu’il a si longtemps financée sur ses deniers propres, lui qui mettait véritablement sa générosité au service de ses idées et je crois, surtout, de son pays.

    Car il enrageait de voir la France s’engluer, étouffer lentement sous le poids d’une bureaucratie envahissante, coûteuse bien sûr, mais surtout stérilisante.

    Je vois sur sa photo de 90 ans, qu’il avait toujours exactement le même air rieur. Mettre son énergie et sa générosité au service du combat d’idées, tout en restant simple et joyeux. Peut-on imaginer plus belle vie ?

    Je lui souhaite une éternité aussi passionnante.

    Carole Néaumet

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